Face à une pression migratoire grandissante, la Tunisie intensifie ses démantèlements de camps de migrants sub-sahariens. Une crise migratoire en Tunisie qui suscite des inquiétudes sur le plan humanitaire, sécuritaire et diplomatique.
Démantèlement des camps et gestion sécuritaire de la crise migratoire en Tunisie
En avril 2025, les forces de sécurité tunisiennes ont démantelé plus d’une dizaine de campements improvisés. Ces opérations, justifiées par des considérations sanitaires et juridiques, visent aussi à calmer une population locale de plus en plus hostile à la présence des migrants.
Des témoignages révèlent cependant une réalité plus brutale : expulsions récurrentes, destructions de biens, et absence d’alternatives viables.
Migrants sub-sahariens : les visages de la crise migratoire en Tunisie
Un quotidien instable et des ressources épuisées
Des milliers de migrants, comme Mac ou William, vivent dans des conditions extrêmes. D’un camp à l’autre, ils affrontent le froid, la maladie, et la perte constante de leurs maigres biens.
Économie de survie dans les campements précaires
Des commerces de fortune apparaissent, comme celui de Max, un Ivoirien sans papiers. Mais cette économie parallèle ne permet même pas de subvenir aux besoins de base.

Crise migratoire en Tunisie : l’option des retours volontaires
L’Organisation internationale pour les migrations a triplé le nombre de rapatriements en 2024. Cependant, la plupart des migrants refusent cette issue, rêvant encore d’un passage vers l’Europe.
État d’épuisement et appels à l’aide face à la crise migratoire en Tunisie
Les autorités tunisiennes tirent la sonnette d’alarme. La Garde nationale est à bout de souffle. Des députés de la région de Sfax en appellent à l’aide de l’Union européenne, qualifiant la situation d’« intenable ».
Un verrou humanitaire : les ONG écartées
Seul le Croissant-Rouge tunisien est encore autorisé à intervenir. Les autres associations sont privées du droit d’apporter de l’aide, aggravant la détresse des migrants déjà marginalisés.
Tunisie–Algérie–Europe : une impasse migratoire
Des groupes de migrants tentent désormais de rejoindre l’Algérie à pied. Pour eux, la Tunisie est une impasse. L’Europe reste l’objectif, mais les voies sont de plus en plus fermées. Dans ce contexte, l’Union européenne envisage de classer la Tunisie comme « pays sûr », facilitant les renvois de migrants en situation irrégulière.
La crise migratoire en Tunisie illustre un déséquilibre profond entre pressions extérieures, contraintes internes et manque de moyens. Les démantèlements de camps ne sont qu’une réponse de court terme à une tragédie humaine que ni la Tunisie ni l’Europe ne semblent aujourd’hui en capacité de résoudre durablement.

