Le sénateur Stéphane Ravier a reçu Ferhat Mehenni au Sénat français, dans le cadre d’un échange officiel avec une délégation du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad). Cet événement marque un tournant symbolique dans la reconnaissance politique des aspirations du peuple kabyle à l’autodétermination.
Ferhat Mehenni au Sénat français : un geste politique fort
Le sénateur Stéphane Ravier a reçu Ferhat Mehenni au Sénat français, accompagné d’une délégation du Gouvernement provisoire kabyle. Cette rencontre visait à discuter de la situation politique, sécuritaire et humanitaire en Kabylie. Elle a aussi permis d’évoquer les revendications démocratiques de l’Anavad.
Stéphane Ravier a salué la démarche pacifique du mouvement kabyle. Selon lui, la souveraineté donnerait à la Kabylie les moyens de s’exprimer culturellement, économiquement et socialement.
De son côté, Ferhat Mehenni a remercié le sénateur pour son écoute. Il a néanmoins regretté le manque de clarté des autorités françaises : « La France fait davantage la publicité à ses menaces qu’à ceux qui l’assoient dans ses valeurs. »
Deuxième réception officielle en moins de deux mois
Cette rencontre marque la deuxième réception de Ferhat Mehenni au Sénat français. Le 1er avril 2025, la sénatrice Valérie Boyer (Les Républicains) avait déjà reçu une délégation du Gouvernement provisoire kabyle. Ce précédent avait amorcé une nouvelle visibilité pour la diplomatie kabyle dans les cercles politiques français.
En multipliant les échanges de ce type, l’Anavad cherche à consolider une stratégie claire. L’objectif est simple : mobiliser des soutiens en Europe et faire avancer l’idée d’un référendum d’autodétermination.
Une rencontre saluée à Paris, critiquée à Alger
À Paris, les partisans de la cause kabyle voient dans cet accueil une avancée symbolique. À Alger, la réaction est tout autre. Plusieurs médias algériens dénoncent une provocation et accusent la France de soutenir un projet séparatiste.
Pour l’heure, ni le gouvernement algérien ni le ministère français des Affaires étrangères n’ont réagi officiellement.

