Un scandale invisible devenu impossible à ignorer
Pendant des années, le sujet des biens mal acquis des officiels algériens a été passé sous silence. Aujourd’hui, les révélations s’accumulent : plus de 800 hauts responsables algériens auraient investi des fortunes douteuses en France. Appartements à Paris, hôtels en banlieue, comptes bancaires et parts dans des entreprises : ce patrimoine, d’après les enquêteurs et journalistes, ne peut s’expliquer que par un enrichissement illicite.
Biens mal acquis des officiels algériens : une mécanique bien huilée
La majorité de ces responsables – généraux, ministres, diplomates – ont perçu toute leur carrière des salaires en dinars, souvent modestes. Comment justifier alors l’achat d’appartements dans le 16e arrondissement ou la création d’hôtels dans les Hauts-de-Seine ? La réponse est simple : corruption, détournement de fonds publics et blanchiment d’argent. Ces biens mal acquis des officiels algériens sont le produit d’un système structuré, qui commence à Alger et se termine à Paris.
Pourquoi la France a fermé les yeux sur les biens mal acquis des officiels algériens
La France n’a pas été passive. Elle a sciemment laissé ces dirigeants algériens investir sur son territoire. Pourquoi ? Parce qu’elle y trouvait un intérêt économique. Ces fortunes servaient à alimenter le marché immobilier, les banques, les cabinets juridiques et les entreprises locales. Comme le dit un interlocuteur français dans l’enquête d’Abdou Semmar : « Ce n’est pas notre argent, ce sont les Algériens qui se font voler. »
Une justice française paralysée
Depuis 2024, la France dispose pourtant d’un outil juridique puissant : la loi contre l’ingérence étrangère. Mais elle ne l’applique que partiellement. Au lieu de confier le dossier des biens mal acquis des officiels algériens au Parquet national financier (PNF), elle préfère en faire un levier politique. En ciblant uniquement une vingtaine de proches du président Tebboune, elle évite de s’attaquer aux centaines d’autres responsables… et à leurs facilitateurs français.
La définition juridique des biens mal acquis
Selon Transparency International, un bien mal acquis est un bien financé par des fonds publics détournés ou des produits de la corruption. Appliquer cette définition aux officiels algériens installés en France mènerait à un scandale d’État. Car les preuves sont là : acquisitions sans justification de revenus, transactions opaques, investissements via des prêtenoms… Rien n’échappe aux critères d’un enrichissement illicite.
La France peut-elle encore ignorer les biens mal acquis des officiels algériens ?
En s’abstenant d’agir, la France se rend complice. Elle a accueilli, légalisé et parfois protégé des fortunes issues de l’appauvrissement de l’Algérie. Pendant que les hôpitaux algériens tombent en ruine, des généraux et ministres y achètent des résidences de luxe. Les biens mal acquis des officiels algériens ne sont pas un simple problème moral : ils sont le symbole d’un système international de prédation, dans lequel Paris joue un rôle central.
Juger enfin les
La France ne peut plus se contenter de menacer de publier des listes ou de geler des avoirs. Elle doit agir. En confiant l’enquête au PNF, en identifiant les intermédiaires français, et en coopérant avec la société civile algérienne, elle assumera enfin sa part de responsabilité. Car chaque euro blanchi sur son sol est une école non construite, un hôpital abandonné ou un emploi sacrifié… en Algérie.

